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Somalie : Paix possible en Somalie ?
Posté par Somalie le 23/1/2008 13:07:56 (2330 lectures)



Djibouti, (D.I.A.) La paix en Somalie est possible, a déclaré au cours d'une interview accordée à l'agence Fides, Mgr Giorgio Bertin, évêque de Djibouti et administrateur apostolique de Mogadiscio qui est à Rome pour la visite ad Limina.


L'administrateur apostolique de Mogadiscio s'est exprimé en ces termes: "La paix en Somalie est possible, parce que si nous abandonnons cette espérance cela signifie accepter le royaume de la mort”.



Au cours de cette interview, Mgr Giorgio Bertin a fait savoir qu'il y a eu 14 conférences internationales de paix pour la Somalie qui ont échoué. Pour le prélat, l'Eglise en Somalie et le gouvernement de Mogadiscio doivent renouveler les efforts pour apporter la paix, voir ce qui a été une erreur lors des quatorze conférences précédentes, et conserver l’espérance pour le retour de la paix au pays. L'évêque a exhorté tous à retrousser les manches pour essayer encore de ramener la paix. L'ordinaire de Djibouti a souligné au cours de cet entretien que selon lui le besoin est de continuer à travailler, sans cesse, pour ramener la paix en Somalie.



Lors de cet entretien avec l'agence Fides, le prélat a aussi évoqué les conséquences de l'arrestation de don Sandro sur son diocèse. Ce dernier fait partie d'une équipe sacerdotale constituée de deux prêtres et d'un évêque. Afin de combler le vide laissé par cette absence, l'évêque a "lancé des appels aux Eglises de France, de Belgique, de Suisse française et à la congrégation pour l’Evangélisation des peuples, en demandant l’envoi d’au moins un ou deux prêtres “d’urgence” pendant deux ou trois mois, en espérant qu’ensuite la situation s’améliore".


Expliquant les raisons de l'arrestation de son prêtre, Mgr Giorgio Bertin a déclaré : " C’est un problème politique. Mon impression est que cette affaire est liée aux problèmes de relations entre le gouvernement de Djibouti et le gouvernement français." "Don Sandro s’est trouvé impliqué dans une vengeance compliquée", a précisé le prélat, tout en dénonçant cette situation en ces termes : " Je pense toutefois qu’il n’est pas légal de maintenir des innocents en situations difficiles, parce qu’il existe des problèmes auxquels on doit faire face sereinement, honnêtement, sans impliquer des innocents".


dia-afrique.org

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